L’équipe de Divine Quincaillerie se constitue en 2001 à Nice, sur le site des Casernes St Jean d'Angély, à l'initiative de Vanessa Clément et Thierry Hett. Au fil de ses créations, le travail de la compagnie s’oriente sensiblement vers la marionnette, sous des formes conçues et adaptées pour le spectacle de rue :

En 2002, la compagnie se dote d’un camion-scène et présente sa première création : Pyrame et Thisbé - Farce Très Tragique, adaptation du Songe d’une Nuit d’été pour six comédiens, masques et marionnettes.

A partir du même outil scénographique, Baastel est créé en 2003 : Conçu selon le principe de l’entresort, le spectacle revêt une forme intermédiaire entre le théâtre et l’attraction foraine, faisant intervenir la marionnette comme outil de narration associée au jeu des comédiens. Baastel obtient l’aide à la création du Conseil Régional PACA.

Les Gaspard (création 2004) développe sous forme déambulatoire le personnage et la technique de marionnette "grandeur nature" déjà employée dans Baastel. La forme déambulatoire et la proximité alimentent la construction du spectacle en développant le rapport particulier qui s’instaure entre le comédien-manipulateur, la marionnette et le public.

En 2005, la compagnie s’attelle à un classique de la marionnette avec une version de Pinocchio sous forme plus traditionnelle (marionnettes de table). Le spectacle et coproduit par la Ville de Valbonne Sophia Antipolis et donne lieu à un travail pédagogique en partenariat avec les écoles de la commune.

Après ce retour à la salle qui a permis d’approfondir le travail de manipulation et le rapport privilégié entre le comédien et la marionnette, la compagnie retourne dans l’espace public avec sa création 2007: Terra Incognita

 

 

Nous ne voulons pas d'un théâtre qui doive une allégeance totale au texte, mais nous ne voulons pas non plus d'un spectacle d'images à lecture immédiate. Comment dès lors raconter des histoires ? Comment s’adresser au plus grand nombre, partout, et en particulier hors du cadre des théâtres ?
Peut-être en provoquant la rencontre des pratiques artistiques et la rencontre des publics… et puis, s’autoriser les passerelles entre les genres et entre les gens.
Cette rencontre permet la création d’univers invraisemblables au sein d’un univers vrai, quotidien invisible tant il est ordinaire. Le spectacle prend alors sa place là où il n'est pas prévu, là où il peut être rejeté, accueilli ou ignoré… de ce risque naît la représentation, ici et maintenant.
Jouer dehors est un acte d’optimisme. Cela nous rappelle que dans un contexte établi, il est possible de faire autre chose : Autre chose que de circuler, de consommer, de se méfier de l’autre…
C'est dans cet espace palpable et ce temps précis que le comédien a comme enjeu de faire voyager, de redevenir cet « amuseur public » pas toujours drôle, mais qui a le pouvoir de suspendre un instant la course effrénée du temps…
Alors, nous acceptons l’enjeu et nous jouons avec les histoires, avec les gens, avec des morceaux de bouts de choses qu’on assemble pour en faire d’autres choses…
La marionnette c'est notre jouet, c’est la représentation rêvée – fantasque parfois - de ce que l’on veut donner à voir.
Pourtant, la part nécessaire de l’humain est là, derrière, avec ses humeurs, ses maladresses, son sensible. Et voilà que l’objet se met à nous ressembler.C’est un peu ça Divine Quincaillerie : Raconter des histoires avec des bouts de ficelles, des bouts de mots, des bouts de bois, des bouts de choses… et pour qu’elles touchent le plus grand nombre, nous déballons notre quincaillerie dehors, à la portée de tous…

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